Chevalier Zacharie Jacques Théodore Allemand (Comte de l'Empire)


NationalityFrench 
RolesNaval Sailor 
Date of Birth1.5.1762 - Port Louis 002
First Known Service1794ref:630
FatherPhillippe Allemand (d 1773)002
MotherMarie Jeanne Perron (d 1771)002
Last Known Service1795ref:630
Date of Death2.3.1826 - Toulon 002

Event History


Date fromDate toEventSource
11.3.1774 Boarded the Compagne des Inde' vessel Superbe for a voyage to China002
27.6.1775 Returned from China002
24.2.17791783Sévère (64), 002
1782 Wounded three times during Suffren's battles in the East Inidies, he lost his left eye002
17.2.1782 Battle of Sadras 
12.4.1782 Battle of Providien 
6.7.1782 2nd Battle of Negapatam 
3.9.1782 Battle of Trincomalee 
20.6.1783 2nd Battle of Cuddalore 
10.1783 Lieutenant de Frégate002
8.10.1787 Sous-Lieutenant de Vaisseau002
6.1791 Employed in Brest002
1.1.1792 Lieutenant de Vaisseau002
1.1.1793 Capitaine de Vaisseau002
5.1793 Le Carmagnole (38), Capitaine de Vaisseau and Commanding OfficerFWIKI
17941795Le Duquesne (74), Capitaine de Vaisseau and Commanding OfficerFWIKI
14.3.1795 Action off Genoa 
13.7.1795 Battle of Hyeres 
1799 Le Tyrannicide (74), Capitaine de Vaisseau and Commanding OfficerEWIKI
1804 Appointed Chevalier de la Légion d'honneurFWIKI
18041805Le Magnanime (74), Capitaine de Vaisseau and Commanding OfficerFWIKI
15.6.1804 Appointed Officier de la Légion d'honneurFWIKI
3.1.1806 Contre-Amiral002
1809 Océan (122), as Flag Officer, Vice-AmiralEWIKI
8.3.1809 Vice-Amiral002
11.4.1809 Battle of the Basque Roads 
14.8.1810 Appointed Comte de l'EmpireFWIKI
1813 Appointed Grand officier de la Légion d'Honneurref:630
12.8.1814 Appointed Chevalier de L’ordre royal et militaire de Saint-LFWIKI

Notes on Officer


Potted Biography
From http://pagesperso-orange.fr/marine-imperiale/amiraux/allemand.htm

Devenu orphelin après avoir perdu sa mère en 1771, puis son père en 1773, ses tuteurs le font embarquer dès l'âge de 12 ans : en 1774, il devient mousse, puis pilotin dans la compagnie des Indes. En 1779, il entre comme volontaire dans la marine du roi. Il participe alors à tous les combats du bailli de Suffren. Il y sera blessé à trois reprises, et perdra l'œil gauche.

Nommé lieutenant de frégate en octobre 1783, il embarque aux Indes, embarquant successivement sur l'Annibal, puis les frégates Baleine et Outarde. Il ne rentre en France qu'en 1786. Promu sous-lieutenant de vaisseau, il fait alors campagne à Saint-Domingue, en Nouvelle-Angleterre et aux Iles du Vent, de 1787 à 1791.

En 1792, il est nommé lieutenant de vaisseau. Il reçoit alors le commandement d'une corvette, avant de profiter de l'avancement rapide lié à la Révolution : il est fait capitaine de vaisseau en janvier 1793. Il reçoit alors le commandement de la frégate Carmagnole, et croise entre Ouessant et Dunkerque. Il fait plusieurs prises, et parvient à capturer, le 25 octobre 1793, la frégate anglaise Thames, désemparée la veille par l'Uranie du capitaine de vaisseau Tartu, qui a trouvé la mort dans cet engagement. Allemand reçoit alors le commandement d'une petite division (3 frégates et 2 bricks), avec laquelle il ravage les établissements anglais de Sierra Léone et de Guinée, prenant ou détruisant 21 navires.

De 1795 à 1797, il commande le vaisseau Duquesne dans l'escadre de la Méditerranée, sous les ordres du contre-amiral Martin. Il prend part à de nombreux petits combats (cap Noli en mars 1795, îles d'Hyères, Fréjus...) avant de capturer un riche convoi dans l'Atlantique. En mars 1796, il est nommé chef de division.

Sous les ordres du contre-amiral Richery, il prend part, en septembre, à l'attaque sur les établissements anglais de Terre-Neuve. Par la suite, à la tête d'une division de 2 vaisseaux et 1 frégate, il ravage les installations britanniques du Labrador, en dépit d'une météo désastreuse et en échappant à toutes les croisières anglaises. Il parvient à capturer un riche convoi de Québec, et rentre à Brest en novembre avec ses prises d'une valeur de 80 millions et près de 1.800 prisonniers !

En mars 1797, il est destitué de son commandement pour abus de pouvoir et mauvais caractère. Deux ans plus tard, en mars 1799, il reçoit cependant le commandement du Tyrannicide dans l'escadre de Bruix, et effectue une brillante campagne en Atlantique puis en Méditerranée, même si l'objectif de ravitailler l'Egypte n'est pas atteint.

En 1800, son nouveau commandant en chef, Latouche-Tréville, le destitue à nouveau, pour indiscipline. Cela ne l'empêchera pas de se retrouver dans son escadre à Saint-Domingue, en 1801, comme commandant du vaisseau Aigle. Rentré en France, il sert à terre jusqu'en 1802, à Brest puis à Rochefort. Il reçoit alors le commandement du Magnanime dans l'escadre de Missiessy, avec laquelle il appareille le 11 janvier 1805 pour les Antilles, lieu de rassemblement prévu des escadres de Brest, Toulon et Rochefort. Sur place, Allemand participe activement à la prise de la Dominique. Missiessy quitte les Antilles le 28 mars pour Rochefort : Villeneuve, qui a été retardé, ne s'est pas montré. Il ne quitte en effet Toulon que le 30 mars !

De retour à Rochefort, Missiessy est injustement blâmé pour sa conduite, et tombe malade. Allemand reçoit alors officieusement le commandement de l'escadre (ceci ne sera officialisé qu'avec la disgrâce de Missiessy, le 26 juin), et, le 22 juin 1805, une nouvelle mission : il doit faire diversion, partir vers les côtes d'Irlande comme s'il venait d'Amérique, et s'y faire repérer entre le 4 et le 9 juillet. Il doit ensuite être à 100 nautiques à l'ouest du Ferrol du 29 juillet au 3 août, pour réaliser sa jonction avec l'escadre de Villeneuve, sans se faire repérer de la division de 4 à 6 vaisseaux qui bloque ce port !

Le 17 juillet, il prend la mer avec ses 5 vaisseaux (les vaisseaux Majestueux de 118 canons, Jemmapes, Magnanime, Suffren et Lion de 74 canons, les frégates Armide, Thétis et Gloire de 40 canons, et les bricks Sylphe et Palinure de 16 canons). Parti trop tard pour aller reconnaître l'Irlande, il se dirige vers le point de rendez-vous et y croise effectivement du 29 juillet au 3 août. Ne voyant pas arriver l'escadre de Villeneuve qui a affronté Calder le 22 juillet, est entré au Ferrol le 31 juillet, avant de se diriger sur La Corogne, il se dirige vers le sud de Penmarc'h, second lieu prévu de rendez-vous, et y séjourne du 6 au 11 août.

Pendant ce temps, Villeneuve tente aussi d'établir le contact. Il détache une frégate, la Didon, à la recherche d'Allemand. Mais elle est capturée par la frégate anglaise Phénix ! Le 13 août, il quitte La Corogne pour se rendre à Brest, où il doit faire une jonction avec l'escadre de Ganteaume. Allemand, lui, redescend vers l'Espagne, toujours à la recherche de Villeneuve. Le 14 août, les journaux de bord des deux flottes permettent de conclure qu'elles se sont aperçues ; pensant être tombé sur une flotte anglaise très supérieure en nombre, Allemand se dérobe habilement ! Villeneuve ne cherche pas à reconnaître cette flotte, car les anglais ont réussi à lui faire croire qu'une de leurs escadres, forte de 25 vaisseaux, descendait vers Vigo!

Arrivé à Vigo le 16 août, Allemand y prend connaissance des instructions laissées par Villeneuve : repartir sur Brest ! Son escadre repart donc dès le 17, arrive à Penmarc'h le 30 août et y croise jusqu'au 6 septembre, échappant aux navires Anglais de Stirling. Mais Villeneuve n'est jamais arrivé jusque là car il a fait demi-tour depuis bien longtemps ! Allemand décide alors de redescendre vers l'Espagne.

Le 11 septembre, il est au large de Cadix, et apprend que Villeneuve y est étroitement bloqué : c'est alors le début de l'épopée de l'escadre invisible... Le 15 septembre, il intercepte un convoi des Indes, et capture le vaisseau de 50 canons Calcutta ainsi que 10 navires de commerce. Du 24 au 30 septembre, il est à l'ouvert de la Manche, échappant à Cornwallis. Le 9 octobre, il est au Cap Finisterre, pourchassé par l'amiral Strachan et poursuivant un convoi de Lisbonne... Par la suite, il fait route sur Santa Cruz de Ténériffe, réalise de nombreuses prises sur zone, puis fait escale aux Canaries du 3 au 16 novembre pour y soigner ses malades et vendre les prises qu'il a pu faire. Il rentre à Rochefort le 24 décembre, après 161 jours de croisière dont 148 de mer. S'il a de nombreux malades dans ses équipages, il n'en ramène pas moins de 1.200 prisonniers, pris sur 52 navires de commerce anglais! Bel exemple de ce que peut faire une force homogène sous la coupe d'un chef énergique...

Ce bel épisode vaut à Allemand d'être promu contre-amiral en janvier 1806, et de conserver le commandement de l'escadre de Rochefort. Pendant deux ans, jusqu'en 1807, il va rester à Rochefort, dont les Anglais font le blocus sans failles. En janvier 1808, il réussit à amener 5 de ses vaisseaux à Toulon, pour renforcer l'escadre du vice-amiral Ganteaume, chargée d'aller renforcer l'île de Corfou restituée par le traitée de Tilsitt. Allemand et Cosmao-Kerjulien font partie du voyage. Si l'opération est un succès, le but secondaire de la mission (permettre aux troupes du roi Joseph Bonaparte de débarquer en Sicile) est abandonné, les forces anglaises présentes étant jugées supérieures. A leur retour, Allemand prend alors, par interim, la tête de l'escadre de Méditerranée.

Au début 1809, Napoléon décide de mener une expédition de secours aux Antilles, qui sont de plus en plus menacées par les Anglais. Il la confie au contre-amiral Willaumez, qui appareille de Brest le 21 février avec 9 vaisseaux et 2 frégates, profitant pour l'occasion de l'absence de l'amiral Gambier, chassé par une tempête. Cette petite escadre libère les forces bloquées à Lorient, mais celles-ci, encalminées, ne peuvent le rejoindre. Willaumez rallie alors le Perthuis d'Antioche, puis le mouillage de l'île d'Aix, qu'il atteint le 24 février. Il est aussitôt bloqué par Gambier, et, comble de malchance, le vieux vaisseau Jean Bart s'échoue sur un banc de sable. Découragé, Willaumez sent qu'il ne pourra jamais atteindre l'objectif fixé par l'Empereur et demande à être relevé de son commandement.

Allemand est alors nommé vice-amiral, et désigné pour le remplacer. Il arrive sur zone le 15 mars, et trouve son escadre bloquée par les forces équivalentes de l'amiral Gambier. Au lieu de prendre l'offensive, pour tenter de profiter du fait que l'escadre anglaise, elle-aussi au mouillage, est encombrée de brûlots, il se contente de prendre des mesures défensives : s'embosser derrière une estacade, déverguer les voiles et caler les mâts de hunes pour donner moins de prise aux incendies.

Dans la nuit du 11 au 12 avril, ce sont 28 brûlots britanniques qui dérivent vers ses navires avec la marée, précédés par 4 vaisseaux explosifs dont le but est de faire sauter l'estacade et d'ouvrir des chemins pour les brûlots. La panique s'empare des navires français, qui, à l'exception des seuls Foudroyant et Cassard du contre-amiral Gourdon, coupent leurs amarres et vont s'échouer. Le Régulus, commandé par le capitaine de vaisseau Lucas, héros de Trafalgar, dérive sur l'Océan d'Allemand et y met le feu avant d'aller finir au sec ! Seule la frégate Elbe a pu rentrer se mettre à l'abri dans la Charente. Au lever du jour, 8 vaisseaux et 1 frégate sont échoués ; le Foudroyant et le Cassard appareillent tranquillement et vont se mettre à leur tour en sécurité. Le Régulus et l'Océan se remettent à flot, mais s'échouent à nouveau sur les vases de Fouras.

C'est le moment que choisissent les Anglais se précipiter sur les navires les plus exposés à l'ouest : devant l'approche de leurs frégates, le vaisseau Calcutta est abandonné après avoir été incendié ; le Varsovie amène son pavillon ; l'Aquilon se rend et est incendié par les hommes de Gambier. Le Tonnerre, attaqué, est à son tour incendié sur ordre de son commandant. Dans cette même matinée, le reste des navires est dégagé, et mis à l'abris dans la Charente, à l'exception du Régulus et de la frégate Indienne, qui se brise en deux. Lucas, refusant d'abandonner son navire, va résister pendant 15 jours aux attaques anglaises, allant jusqu'à faire percer des brèches dans la coque pour pouvoir mettre ses canons en batterie ! Il sera finalement renfloué, et entrera à Rochefort le 29 avril, sous les acclamations de la foule.

Il sera reproché à Gambier de n'avoir pas poussé son avantage ; la victoire anglaise est cependant totale, car l'escadre de Rochefort est anéantie. 4 vaisseaux et 1 frégate ont été incendiés. 7 vaisseaux et 3 autres frégates ont été sauvés, mais sont inutilisables car elles ont dû jeter par dessus bord leur artillerie, ont été gravement endommagé par le feu anglais et ont un gréement en pièces. Si les Anglais peuvent déplorer la perte de 32 tués et blessés, les Français comptent environ 250 tués, 800 blessés et 650 prisonniers !

Les relations entre le préfet maritime de Rochefort, l'amiral Martin, et l'amiral Allemand, qui étaient déjà tendues, deviennent très dures. Lucas accuse d'ailleurs le commandant de l'escadre d'inertie et de passivité, car il ne s'est préoccupé que du sort de son propre navire, l'Océan. Decrès fait passer en conseil de guerre les quatre commandants rescapés des navires incendiés. Le tribunal, qui se réunit le 31 août à Rochefort, est truffé d'anomalies ; Allemand, ami de Decrès, ne sera ni mis en cause, ni même entendu. Les sanctions seront pourtant sévères pour les intéressés : Lafon, commandant du Calcutta, est condamné à mort et fusillé à bord de l'Océan ; La Caille, commandant le Tourville, est condamné à deux ans de prison, dégradé et rayé de la Légion d'Honneur ; Proteaux, commandant de l'Indienne, est mis aux arrêts pour 3 mois. Seul La Roncière, commandant du Tonnerre, est acquitté. L'amiral Martin, qui désapprouve publiquement la condamnation à mort, est relevé de ses fonctions.

Allemand est remplacé l'amiral Truguet, sans emploi depuis 5 ans. Mais loin d'être disgracié, il reçoit le 7 juillet le commandement de l'escadre de Méditerranée, et met sa marque sur le vaisseau Austerlitz, à Toulon. Mais les faits sont connus, et Allemand n'a pas convaincu : il ne trouve pas de capitaine de pavillon, volontaire pour commander son navire ! Celui-ci devra être désigné par Decrès. Marqué par l'affaire d'Aix, Allemand craint les brûlots britanniques et se dispute fréquemment avec le contre-amiral Emeriau, préfet maritime de Toulon.

Le 15 août 1810, il est fait comte, et reçoit une rente de 80.000 francs sur le Hanovre.

En 1811, il prend le commandement de l'escadre de l'Atlantique et met sa marque sur l'Eylau, à Brest.

En avril 1813, il est fait Grand Officier de la Légion d'Honneur. Désigné pour commander les forces navales de Flessingue, il refuse de servir sous les ordres de Missiessy. Disgracié, il est remplacé à Brest par le contre-amiral Hamelin, à la satisfaction générale.

En mai 1814, Louis XVIII le nomme membre de l'académie des Sciences, dont il devient président en août. Il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Louis en juin et est admis à la retraite en décembre, à l'âge de 52 ans. Il refuse de servir pendant les Cent Jours, et se retire dans sa propriété de Toulon. Il meurt dans cette ville le 2 mars 1826.

Sa personnalité a suscité bien des polémiques. Antipathique, il est souvent décrit comme un despote et un courtisan, brutal et violent. Il est dur, vexatoire et insolent, méprisant ses subordonnés. Mais il demeure ferme, brave audacieux et entreprenant. On ne peut oublier son épitaphe, qu'il a d'ailleurs lui-même rédigée : "29 campagnes en sous ordres, 37 ans de service dont 26 sous voiles, commandé 13 croisières, 3 divisions en mission, 5 escadres, une armée, participé à 17 combats et reçu trois blessures graves".

Further information
http://thierry.pouliquen.free.fr/NoticesBio/bio0165_ALLEMAND.htm

Sources


IDDescriptionAuthorType
002Les Hommes de Napoléon 1erThierry PouliquenWeb Site
ref:630Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850Charles MulliéDigital Book
FWIKIWikipedia - FranceVariousWeb Site
EWIKIWikipediaVariousWeb Site

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